© conçu par Laurent Naze (NazeGrames) .2016
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Venu dans l'île à 29 ans, en 1975 après un stage national des Maisons de la Culture, animateur théâtre, puis journaliste (à la création du journal Le Quotidien de La Réunion), enseignant, Alain Gili,  disciple de Jean Duvigaud (son prof de sociologie à Tours, où s'exprima aussi Georges Lapassade), n'a publié qu'à La Réunion, où il vit.  Fervent de l' "action culturelle", il parle de sa "dévoration affective" de La Réunion créole d'alors. D'emblée il se consacra à l'association Ader (dès 75) dont il est devenu "président-ouvrier"par trois fois (livres-à-l'essai fabriqués à la main pour  deux tiers d'entre eux). Avec lui l'Ader a lancé des cassettes audio qui firent date comme le cahier-cassette"Chante Albany!" ( Jean-Michel Salmacis, Pierrot Vidot, Hervé Imare et Alain Péters chantent Jean Albany), sorti en 77,  devenue CD en 1989, puis la série Ader-sons  "La voix de l'auteur": Marie-Laure Payet, deux titres de Graziella Leveneur et Rose-May Nicole, Jean-Valentin Payet, Jean Albany, Edouard J. Maunick. Sa page "La vie culturelle" (Le Quotidien), ses articles dans L'Echo, sa rubrique "Chemin Carrosse, chemin surprise" dans l'hebdo Visu sont considérées comme des catalyseurs du mouvement culturel de l'île et des pays proches (années 80 et 90). Il n'existe pas encore de site Ader sur le net.  Il a milité dès son arrivée au Port, comme compagnon de route d'Alain Séraphine, créateur de Village-Titan (devenu l'ILOI), de  l'Ecole des Beaux- Arts de La Réunion (ESBAR), et de tant d'autres novations.  A créé après les fonds créoles de a F. Abel Gance, l' "Art du doc", et le Festival international du film d'Afrique et des îles,  Le Port, avec L'ESBAR, l'ILOI, et V. Titan Centre culturel.  Bio:  http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/gili.html http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/gili_bato-mur.html
Alain Gili Auteur
Tel qui dérida les restés-en-rade, les zanfan-jetés de la société, ne pourra plus revenir aux franches bourrades  manageurs, marketant les communiqués ! Car son coeur est épris des dernières lueurs que font dans les cases les zamalos fantômes : la kaz lé mor, la pa fini rodé son kor ann-dan, la kaz-la, la ryink fimèr zamal pour y dormir ! Tel qui toucha un jour les consolations que se font les mozos dans les canyons, ne saura jamais trancher le débat : « Ou créoles des monts, ou créoles des ravines »,  choisir une concorde sur le pont, ou choisir la rapine la pente où monter, grave à gravir, celle où débouler  (Makro la di : Frèr komandèr ou la byin mérité a koz ou boir pa larak pou grinpé ?)  Je me méfie le soir au chaud soleil des tamarins de l'Inde, de ces chasseurs de gens d'la société. Je suis un ULM au cul-de-plomb malgré la pompe à Niesztche qui me propulse à grandes kilométriques enjambées par la pensée qui plane, Pointe des Galets, quand le soleil est perpendiculaire à la montagne et que, con comme un balai,  à l'entrée du port sans poètes, le bateau-mur est plein d'autos !
Extrait