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Lu lé né Tampon an 1970. Lu la fé lékol pou bann marmay primèr pandan 14 an. Lu la rouv inn klas biling kréol/fransé 2003 juska 2006. Koméla lu lé sharjé d’mision lang èk kultur réjional 1é degré ousa lu travay sanm bann zansénian i ve mèt an plas bann projé oubiensa bann lansèyman an kréol. Lu lété dan le premié group la fé lisans kréol lunivérsité. Lu la prézant inn tèz an « science du langage » an 2011 i apèl « Créole et français à La Réunion : une cohabitation complexe ». Lu la travay dan bann lantant Tikouti èk Lofis la lang. Pou lu in biling épanoui lé plus gayar in biling kontrarié. Si ou ve bann marmay i réusi lékol, i fo pa demoune i fé sobat bann lang. O kontrèr, i fo tout bann lang lé dan son répertoir lé partenèr. Parmi sa bibliographie figurent  « Le réunionnais au secours du créole et du français à l'école », Etudes créoles, 2005 Créole et français : deux langues pour un enseignement, Saint Paul  (Éd. Tikouti, 2006),  Créole et français à La Réunion : une cohabitation complexe, 2011, « Les conditions d’une réussite de la scolarisation dans une langue sans tradition scolaire, non normée et co-maternelle avec le français : le cas du créole réunionnais dans un répertoire complexe »Revue Dialogues et cultures n°60, 2014.
Fabrice Georger Auteur, Professeur
Après avoir poussé le portail de plus d’une centaine d’écoles primaires de notre pays, la complexité de chaque salle de classe s’impose à nous, et nous oblige à la plus grande prudence concernant la définition du concept de langue maternelle. Dans chaque salle de classe le créole et le français cohabitent de façon complexe. Notre projet pédagogique vise à accompagner cette cohabitation en prenant en compte l’ensemble du système de communication langagier de l’élève et à installer dans la classe des repères aidant à une bonne cohabitation dans cette complexité. Nos principes de base d’une proposition d’un plurilinguisme réunionnais convoquent les champs d’une sociolinguistique scolaire et d’une didactique du plurilinguisme. ... Les questions glottopolitiques abordées témoignent que « le créole est agi par un mouvement paradoxal » (Prudent, 1993 : 561), où plus précisément complexe, quand on voit la difficulté que ressent une communauté à étiqueter, à baptiser son système de communication principal, à lui accorder une certaine dignité voire une certaine noblesse, à lui construire une orthographe, une littérature et un statut convenables. Le chercheur impliqué contribue à la réflexion. L’enseignant transmet une partie des savoirs et pose les bases pour que l’élève se construise. Il appartient au locuteur, avant tout, de faire vivre harmonieusement les langues et la parole réunionnaise.
Extrait
Revue Dialogues et cultures n°60: La scolarisation dans des langues sans tradition scolaire, conditions d’une réussite.